Le secteur Mt-Tremblant a accueilli «Mission Chez Nous» 31-05-2016

Mission Chez Nous
est un organisme mis sur pied par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec pour venir en aide aux missionnaires et laïcs qui oeuvrent dans le Grand Nord.

Ce souper bénéfique était sous la présidence d’honneur de Dame Nicole O’Bomsawin, Abéna.

Les participantes et participants sont venus des quatre coins du diocèse de Mont-Laurier.

L’abbé Alain Morin, prêtre-modérateur du secteur Mont-Tremblant, remercie l’équipe de la préparation du repas, les Filles d’Isabelle ainsi que le cuisinier, le chef Frédéric Baësa pour nous avoir concocté un repas digne d’un roi. Ce souper bénéfique remettra tous les profits à cet organisme.

Groupe des organisateurs et des bénévoles

 
Crédit photo : Colette Légaré  

L’abbé Morin souhaite également la bienvenue aux dignitaires, Mgr Paul Lortie, évêque du diocèse de Mont-Laurier, Mgr Vital Massé, évêque émérite et membre administrateur de Mission Chez Nous, l’abbé Marc Richer vicaire général, Suzanne Tremblay, présidente de l’organisme et Nicole O’Bomsawin, conférencière-invitée.

L’abbé Steven St-Amour présente la conférencière Dame Nicole O’Bomsawin.

Mme Nicole O’Bomsawin est une anthropologue et muséologue de formation, c’est une femme engagée et militante écologiste, consultante autochtone auprès des organisations les plus diverses et conférencière très recherchée. Elle a des talents de conteuse ressuscitant les anciennes légendes de sa communauté. Elle a occupé longtemps le poste de directrice du Musée des Abénakis et elle a été conseillère dans son Conseil de bande.

Nicole O'Bomsawin s'est aussi engagée avec une indomptable énergie dans la promotion de la condition des femmes en général, et de celle des femmes autochtones en particulier.

 

Dame Nicole clarifie dans sa conférence,  les différents noms donnés : autochtone, amérindiens, indiens…

Les anthropologues les nomment Amérindiens. En 1970, on les appelle des femmes autochtones du Québec. Pour sa part, elle préfère se nommer d’après sa communauté, les Abénakis. Elle travaille pour l’avancement de la condition des femmes. Par exemple, il est bon de savoir que les femmes n’héritent pas de leurs parents si elles ont perdu leur statut à cause d’un mariage avec un blanc si elle quitte sa communauté. Elles ne pourront pas non plus être enterrées dans le cimetière ancestral parce qu’elles ont perdu leurs droits. 

Dame Nicole O'Bomsawin

   
 Crédit photo : Colette Légaré  

C'est une grave injustice, puisque les hommes autochtones peuvent marier une femme qui n’est pas de sa race et celle-ci garde tous les droits comme une autochtone vivant dans la communauté.

La loi de 1985, suite aux pressions des femmes autochtones et des communautés religieuses s’adressent à l’ONU et font changer cette loi.

Dans un court intermède, elle interprète le chant du Jour de la terre qui est célébré le 22 avril. Elle s’accompagne du tambour. Ensuite, elle interprète un chant à la Vierge puisque les Abénakis ont une grande dévotion à Marie.

Autre exemple d’injustice. Les hommes autochtones dirigent le Conseil de bande, elle travaille beaucoup et réussi à faire nommer une femme sur le Conseil de Bande. Quelques années plus tard, elle deviendra la Chef du Conseil de bande.

Présentement, elle est à sa retraite et poursuit son travail auprès des femmes.

On accuse souvent les autochtones de ne pas payer de taxes, mais ce qu’il faut savoir : si elle ne paie pas de taxes ils n’ont pas droit aux services sociaux. Ils doivent payer leurs soins médicaux ainsi que l’éducation des enfants. Elles n’ont pas droit aux services publics, par exemple,  les autobus scolaires pour les étudiants. Le fond de leur terre appartient à la Couronne, ils ne sont pas propriétaires. Ils ne peuvent avoir accès au crédit, car ils n’ont pas de biens à placer en garantie. Il faut obtenir une lettre du Ministre des affaires indiennes pour pouvoir emprunter. Les gens doivent constater que nous sommes disponibles pour expliquer notre situation et que nous sommes tous des humains.

Beaucoup d’autres exemples viennent illustrer la situation des Abénakis dans leur communauté.

 

On procède au tirage des prix de présence. Voici le nom des gagnants :

No 69      Mme Gertrude Forget de Ste-Agathe-des-Monts gagne un ensemble promotionnel de la Caisse Populaire Mont-Tremblant;
No 141    Mme France Gagnon de Mont-Tremblant gagne un baluchon de fourrure;
No 103    Mme Desneiges Provost de Mont-Tremblant gagne un billet de ski pour une journée au Mont-Tremblant;
No 3        Mme Lucille Potvin de Mont-Laurier gagne un ensemble promotionnel de la Caisse Populaire Mont-Tremblant;
No 5        Mme Yvette Lapointe de Mont-Tremblant gagne une chaise pliante de camping.

 

Mme Suzanne Tremblay directrice générale de Mission Chez Nous :

« Je suis fière d’être ici au nom de Mission chez nous. Nous sommes ici pour solliciter des dons afin d’aider dans la dignité les peuples autochtones qui sont sur notre territoire. Il y a beaucoup de demandes, car les besoins sont immenses (par exemple le suicide des jeunes autochtones). Je suis heureuse cependant, car l’espoir existe. Nous sommes l’espérance qui continue sur un chemin de pierre. Nous pouvons ressentir les efforts entre les peuples. »

La soirée fut un grand succès, merci à tous ceux qui de près ou de loin ont participé à ce succès y compris les participantes et les participants.

Colette Légaré


Nous vous invitons à consulter le site Internet de Mission Chez Nous!

 

 

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